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Projets / Édifice Dominique-Ducharme (anciennement l’Édifice des douanes de Montréal)

Restaurer avec précision un patrimoine d’envergure

Près de 30 000 pierres et plus de 16 700 m² de façades : la réfection de l’édifice Dominique-Ducharme reposait sur une connaissance fine de son enveloppe. Le consortium EVOQ | STGM a accompagné sa restauration en conciliant conservation patrimoniale, sécurité du public et pérennité des interventions.

Secteur d’activité

Patrimoine

Client

Travaux publics et Services gouvernementaux Canada

Budget

22,5 M$

Année

2023

Lieu

Montréal

Photographie

Vincent Brillant

Partenaires

En consortium avec EVOQ

Publications

Comprendre un bâtiment construit en deux temps 

L’édifice Dominique-Ducharme, anciennement l’Édifice des Douanes, occupe un îlot complet du Vieux-Montréal. Il réunit deux ailes construites à près de vingt ans d’intervalle : le 105, rue McGill, entre 1912 et 1916, et le 400, place d’Youville, entre 1934 et 1936. 

Derrière leurs façades Beaux-Arts, harmonisées par une composition classique de granite et de grès chamois, les deux ailes se distinguent par leur structure : acier au 105, rue McGill, et béton armé au 400, place d’Youville, toutes deux avec des murs massifs de maçonnerie. Cette distinction entraîne des comportements et des détériorations propres à chaque aile.  

Établir un portrait précis de l’enveloppe

Mandaté par Travaux publics et Services gouvernementaux Canada, le consortium EVOQ | STGM est intervenu dans la réfection des murs extérieurs de l’édifice, principalement de sa maçonnerie.  

L’analyse s’est appuyée sur des relevés détaillés, les études réalisées antérieurement et l’examen des différentes composantes de l’enveloppe. Avec quelque 30 000 pierres répertoriées sur 16 776 m² de façades, cette connaissance fine de l’existant a permis de repérer les détériorations prioritaires et d’établir des stratégies d’intervention adaptées. 

Intervenir là où cela compte

Pour chacune des priorités établies, trois options de réfection accompagnées d’une estimation des coûts ont été étudiées. L’option retenue visait à assurer la sécurité du public et l’intégrité du bâtiment à long terme, tout en ajustant la portée et les moyens d’accès aux interventions réellement nécessaires. 

Les travaux touchaient notamment la maçonnerie et les systèmes structuraux associés aux façades, ainsi que les solins, la corniche principale, les auvents et les métaux ouvrés. La réfection de la corniche du parapet comprenait également l’intégration d’un système de câbles chauffants. 

Restaurer dans un bâtiment toujours occupé 

La réfection devait être réalisée alors que l’édifice demeurait occupé par une clientèle sensible au bruit. Cette contrainte a influencé la planification et l’exécution des travaux sur l’ensemble des huit étages et des quatre façades. 

Du diagnostic initial à la conception, des documents de construction à l’administration du contrat et à l’inspection continue au chantier, l’équipe a accompagné le client dans ce projet à travers toutes ses étapes. 

Faire vivre le patrimoine 

L’intervention reposait sur un principe simple : comprendre précisément l’état du bâtiment pour intervenir avec justesse. En ciblant les composantes arrivées en fin de vie ou nécessitant une réparation, la démarche visait à préserver les qualités architecturales de l’édifice tout en assurant sa pérennité. 

En fin de chantier, une phase supplémentaire s’est ajoutée au projet : la mise à niveau de la rampe d’accès du 400, place d’Youville afin d’en assurer l’accessibilité universelle. Cette intervention résolument contemporaine s’inscrit en dialogue avec le caractère patrimonial du bâtiment et son contexte immédiat. 

Une approche où la rigueur du relevé et de l’analyse devient un outil concret au service de la conservation du patrimoine bâti.